Ecurie Wildenstein
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Le nom de Wildenstein (Le Rocher Sauvage) est portée par une famille  juive d'origine alsacienne.
1870: Nathan, à peine 20 ans, a l’amour de la France. Il vote avec ses pieds, comme on dit alors, et quitte l'Alsace occupée par les Prussiens.
Vendeur de cravates à Vitry-le-François, il se propose pour négocier, à Paris, des toiles dont une cliente veut se débarrasser.
Le voilà reconverti en marchand de tableaux. Son filon : les peintres du XVIIIe siècle, alors méprisés, qu'il propose à de riches Américains, ouvrant même une galerie à New York. Sa fortune est faite. Nathan s'offre un hôtel particulier rue La Boétie et une écurie de courses. Pièce par pièce, poulinière après poulinière, la famille Wildenstein va construire son élevage.
1929: c’est le premier grand succès, avec Charlemagne dans le Grand Prix de Deauville, l’année suivante, Rieur remporte la même épreuve.
Nathan meurt en 1934.
La casaque est bleu, la toque est bleu clair.


C'est Georges, le fils, qui installe la famille au sommet. Quand il prend le pouvoir à la mort de son père, cet érudit formé à l'université met en place une organisation redoutablement efficace. " Georges a été le premier à payer des petites mains pour inventorier l'oeuvre complet d'un peintre, avec l'histoire de chaque tableau ". Cette botte secrète, qu'on appelle le catalogue raisonné, va permettre aux Wildenstein de pister chaque toile jusqu'à son dernier propriétaire pour être les premiers à toquer à la porte quand il y a une succession. Georges, c'est aussi cette légende noire qui colle au nom des Wildenstein. Pendant l'Occupation, leur galerie n'a pas été confisquée comme bien juif. Les W se sont débrouillés pour la faire " aryaniser " via un prête-nom avec la complicité du marchand d'art officiel de Hitler. Une odeur de soufre qui remonte à la surface avec les dernières perquisitions.
Les chevaux sont présents, de plus en plus: en 1935, Kant remporte la Poule d’Essai des Poulains. Malgré d’autres victoires d’importance, il ne parvient pas à triompher dans les classiques que sont le Jockey Club, le Diane, le Grand Prix de Paris et l’Arc.

Allez France
Daniel Wildenstein naît en 1917, immédiatement plongé dans le commerce familial, il devra néanmoins patienter dans l’ombre de Georges pour s’affirmer publiquement, tant dans les courses que dans le commerce des tableaux. Ce n’est qu’après la mort de son père, en 1963, qu’il va pouvoir s’exprimer. Daniel représente la troisième génération des collectionneurs, il a, lui aussi enrichi le patrimoine familial de ses acquisitions, orné la bibliothèque de nouvelles publications et orienté dans de nouvelles directions les recherches artistiques. Il vit son époque, sans rien ignorer de l’héritage, et c’est ce qui va lui permettre de faire briller la casaque familiale comme elle n’a jamais brillé. Conservant les meilleures poulinières de son père, il se dote d’une vaste jumenterie, laquelle ne va pas tarder à lui offrir de beaux succès.
En 1970, tout bascule, les Wildenstein comptent dans le monde du galop, ils sont sur le devant de la scène, mais comme dans l’art, ils sont encore dans l’ombre. Puis arrive Allez France, en 1972. Montée par Yves Saint-Martin, cette pouliche marque un des sommet des Wildenstein dans le monde du turf. Elle a su toucher le cœur des turfistes et des sportsmen, les Wild et leur casque bleue est désormais célèbre. Elle ne sortira plus de la mémoire collective des sportsmen du monde entier.
1973 Allez France remporte l’Arc et elle est élue meilleure jument d’âge en 73 et en 74
1983 All Along l’imite et va être élue Horse of The Year, après sa victoire dans le Rothman International, le  Turf Classic et le Washington DC International,
1984 Sagace, élevé par Daniel va remporter l’Arc à 4ans, puis, l’année suivante il va réaliser l’incroyable doublé jusqu’à ce que les commissaires le rétrogradent de la première à la deuxième place, pour avoir versé sur Rainbow Quest. S’ensuivra une long procès qui n’aboutira pas.

Prix du Jockey Club, une seule victoire, celle de Peintre Célèbre en 1997
 
Aquarelliste

Prix de Diane : 5 victoires, Allez France, Pawneese, Madelia, Aquarelliste, Bright Sky


Cocktail Jet

Cocktail Jet triomphe dans le Prix d’Amérique 1996, et s’est installé comme chef de race des trotteurs depuis quinze ans.


Kotkijet
Il ne reste plus à la casaque bleue que de remporter le Grand Steeple-Chase de Paris, c’est fait en 2001, avec Kotkijet. Ainsi, le nom des Wild est gravé au palmarès des trois mythiques épreuves françaises, Daniel est parvenu à prolonger le sacerdoce familial : il a visé et atteint l’excellence.

No risk at all
Après la mort de Daniel, en 2001, les deux frères Guy et Alec n’ont pas réussi à égaler la réussite de leur père.
2008: décès d'Alec.
2010: Parmi les 25 partants au Jockey-Club, deux Wildenstein. Planteur, le favori, porte la casaque historique de l’”Ecurie Wildenstein”, bleue. Tandis Que No Risk At All porte la casaque de Mme Daniel Wildenstein, verte. Ils ne feront pas écurie, et pour cause: un conflit d’héritage oppose depuis bientôt dix ans les fils de Daniel à Sylvia, sa seconde épouse.
Voir le site: http://www.le-cheval-bleu.com/wildenstein.htm